LES PETITS CAILLOUX

En 1998, je lis une annonce dans le journal qui propose une formation de conteuse.

Je vais au premier atelier, juste pour voir. Et depuis, je suis persuadée que la curiosité est un défaut essentiel, parce que dès ce premier rendez-vous, les histoires ne m’ont plus lâchée.

 

J‘aime raconter des histoires, j’aime être sur scène pour les partager.

 

J’ai commencé par choisir des contes dans le répertoire de l’oralité.

Et puis, j’ai regardé le monde qui m’entoure et j’ai commencé à écrire mes propres histoires à partir de faits divers lus dans les journaux ou de scènes vues dans la rue.

Je puise ma matière première dans la vie et la nourris du merveilleux et du fantastique présents dans les contes. Mes histoires parlent du monde dans lequel je vis. Je cherche la poésie dans le quotidien. Je croise des gens dans la rue qui deviennent les héros ordinaires de mon monde imaginaire !

 

Avant d’être conteuse, j’étais photographe dans le reportage, maintenant aussi je crée des images avec les mots.

 

Les mots sont forts et la parole est libre !

En racontant, on élargit l’imaginaire des gens ! Avec un imaginaire plus grand, on est plus fort, on saute par-dessus les murs !

 

On emmène le public, on ne doit pas le perdre, c’est délicat !

L’histoire est comme un fil tendu entre le conteur et les spectateurs.

Il faut faire attention que le fil ne casse pas !

On est sur scène, on est seul et en même temps, on n’est jamais seul, il y  a l’histoire et le public. L’émotion est palpable. Le conteur est un funambule qui doit sentir tout ce qui se passe autour de lui s’il ne veut pas tomber. Il faut chercher l’équilibre !

 

Equilibre que j’ai pu trouver en suivant des ateliers auprès de conteurs professionnels : Colette Migné, Didier Kowarski, Jihad Darwiche, Agnès Chavanon, Laurette Andersen, Marie France Marbach.

Je suis en parallèle une formation de clown auprès de Camille Bierens de Hall, puis avec Véronique Clerc à Genève . Je travaille toujours mon clown lors d’ateliers hebdomadaires. Mon clown nourrit mon travail de conteuse.

 

Pour stimuler ma page blanche, je participe  régulièrement à des ateliers d’écriture avec Laurette Andersen, et les écrivains Anne Dériaz et Jérôme Meizoz.

 

Je fais partie de l'ACPS - Association Conteurs Professionnels Suisses

Dans ma parole se mêlent le conte et le récit contemporain, au service de l’histoire.

Histoires que j’ai eu l’occasion de raconter dans divers lieux depuis 1998 :

THEATRES

Les Halles à Sierre, programmation théâtre pour enfants

Les Farfadets à Sion et Magimalice à Sierre

Interface à Sion

Le Carnotzet des Artistes à Sion

Théâtre du Dé à Evionnaz

La Tournelle à Orbe

Le Pois Chiche à Lausanne et Le Sycomore

Le Théâtre du Pommier à Neuchâtel

Café de la Rue à Bruxelles

FESTIVALS

Festival La Grande Marée - Bretagne, novembre 2018

Festival Voolp - Alsace, octobre 2018

Contes et rencontres en Lozère, février 2018

Festival des scènes valaisannes

Sierre, Festival Rilke et Bande dessinée

St-Maurice, Littera découverte

Festival de Fribourg, scène ouverte

Genève, Conter sous les avions et La Cour des Contes à Plan les Ouates

Rossinières, les Nuits du Conte

Festival des Emibois dans le Jura et des Sept Langues du Dragon à Lausanne

Contes en Maisons à Seine et Marne

EVENEMENTS

La marche des conteurs en France

2014 : dans les Hautes Alpes

2015 : dans le Nord-Pas de Calais

Conteurs Contest en Suisse

2013 : Genève

2014 : Neuchâtel

MEDIATHEQUES

Forum Meyrin – Bernex – Genève

Sion, Sierre, Martigny, St-Maurice

ECOLES

Affiliée à Etincelles de Culture

créations de spectacles autour du conte, formations d’enfants conteurs, ateliers pour réveiller l’imaginaire,

formations de migrants à l’art du conte pour apprendre le français,

soirées mensuelles de conte dans des institutions pour enfants en difficulté scolaire ou familiale

ANECDOTE

Lors de ma première prestation en public, je raconte l’histoire d’un couple de vieux qui vient de perdre son chat. En face de moi est assise une vieille dame qui pleure tout le long de mon histoire. A la fin du spectacle , elle vient s’excuser de m’avoir dérangée, elle me dit : "Je suis tellement triste , mon chat aussi est mort aujourd’hui !" J’ai compris que nos histoires pouvaient trouver écho dans le cœur des spectateurs à des moments de leur vie que nous les conteurs ne connaissons pas. Avant d’entrer sur scène, je suis désormais consciente de ce fait !

 

Une phrase que j’aime beaucoup et je ne sais pas de qui elle est : l’homme ne descend pas du singe, mais du songe !

LIEUX CULTURELS

Ferme-Asile à Sion où en tant que membre de l'association Label C, je m’occupe de la programmation des spectacles de conteurs professionnels

Collection de l'Art Brut à Lausanne